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Laurent Le pieux
Troisième fils d’une famille modeste, il vécu son enfance à Arenberg, et en Westphalie. Pourtant né dans les Ardennes, en vallée de la Meuse, il se considère comme un vrai « sanglier des Ardennes ».

Souvent confronté à la violence et aux rapines des différentes seigneuries, il choisit d’être formé aux arts de la guerre. Il s’établit donc dans le comté de Looz, pour parfaire son apprentissage du maniement des armes. Encore novice, il fût enrôlé pour défendre le siège du château de Huy où s’était réfugié l’évêque Louis de Bourbon. Chargé alors de sa protection personnelle, il acquît son surnom de « Laurent le pieux ». L’arrivée de troupes bourguignonnes mit fin à sa première mission. Il se retira alors dans le comté de Looz, pendant que Charles le Téméraire envahissait La Hesbaye. Il épaula ses compatriotes à Brusthem, mais suite à une cuisante défaite, les chroniqueurs perdent sa trace durant plusieurs années.

Loin de soutenir la cause nationale, on raconte qu’il se serait spécialisé dans l’usage de « l’arme du diable ». Quand il fait des apparitions,c’est pour tenter un coup de main ou commettre un crime. Ainsi, il dévasta les biens de l’abbaye de Saint-Laurent à Momalle, et, aidé de comparse, il tua à Saint-Trond, le vicaire général de l’évêché. Après quoi il se retire à Aigremont. Que devint-il alors ? Les chroniqueurs l’ignore, mais il semblerait qu’il recrute des partisans. Il proposa même ses offres de services au Téméraire quand celui-ci passa par Maestricht pour aller secourir l’archevêque de Cologne.

Il se considéra alors comme un mercenaire, libre d’engagement et rendant des services au plus offrant, pactisant parfois avec ses ennemis jurés. Ainsi, il accompagna les troupes épiscopales contre Raes de Heers, les forçant à déposer les armes. Ce fait d’arme assis définitivement son nom de « Laurent le pieux », ce qui ne l’empêcha pas d’égorger par la suite un évêque, et de piller les maisons de riches à l’occasion.

Bientôt il fût mis hors-la-loi et déclaré ennemi public, ceci le rendit inactif quelques temps, ces alliés le laissèrent de côté, le rendant contraint à l’isolement et à la misère. Devenu insaisissable et itinérant, d’aucun disent l’avoir aperçu tant à Huy qu’à Liège, ou encore proche du château de Bouillon. Il aurait été excommunié par l’archevêque de Cologne durant cette période, mais aucun écrit ne certifie cette allégation.

C’est à Chimay qu’il rencontrera Jean d’Arvernes et sa compagnie, leur passion pour « l’arme du diable » les réunissant. Pourtant il ne fût pas de suite accepté parmi eux, car il avait par le passé, aidé à plusieurs reprises des représentants du Clergé. Mais grâce à son habileté à l’arbalète et à sa froideur, il joignit les rangs des mercenaires formant « la compagnie des chasseurs de dragons de sedan ».
membre de la compagnie des chasseurs de dragons de sedan
Laurent Le Pieux
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